Accusation criminelle: quand la police fait sonner votre téléphone
31 mars 2009
Il arrive plus souvent que l’on ne pense que le téléphone sonne, dans une maison jusque là sans souci, sans problème et que ce soit un policier enquêteur. Généralement gentil et poli, ce dernier ou cette dernière demandera à parler à votre conjoint, votre père, votre frère (et peut-être votre mère ou votre fille, bien que ce soit moins fréquent). Dès ce moment : vous devriez entendre l’alarme sonner.
La majorité des gens ne soupçonnent pas qu’ils sont déjà des suspects dans l’œil des policiers. Que l’exercice de leurs droits débutent dès ce coup de téléphone et qu’ils devraient tout de suite communiquer avec une avocate criminaliste afin de comprendre la situation juridique dans laquelle ils se trouvent : avant de s’enliser et de se retrouver détenu dans un poste de police.
Mais les gens sont vulnérables et souvent naïfs. Ils croient que les policiers veulent faire la lumière sur un incident en particulier et qu’après avoir raconté leur version des faits, de bonne foi : ils pourront retourner à la maison. Certains se retrouvent détenus, interrogés, menottés.
Les gens sont mal à l’aise de demander l’aide d’une avocate de la défense. Ils croient, à tort, que ca va mal paraître, qu’ils vont avoir l’air coupable si ils ont parlé à une avocate de la défense avant, que le policier va penser qu’ils sont coupables.
Petite nouvelle : il y a de bonnes chances que le policier croît déjà à la culpabilité de la personne suspecte, avec ou sans l’aide d’une avocate criminaliste. De plus, aucun tribunal ne reprochera à un suspect d’avoir exercé des droits qui sont prévus dans la Charte des droits. Le droit de se défendre débute par le droit d’être informé : quand le téléphone sonne, consultez une criminaliste.






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